La médiumnité ne s’est pas imposée à moi comme une évidence immédiate. Elle s’est révélée progressivement, à travers des ressentis, des signes, des expériences parfois déroutantes, parfois bouleversantes. Ce témoignage retrace mon cheminement intérieur, de l’enfance à l’acceptation pleine et entière de mon canal médiumnique.
Mon histoire avec la médiumnité : un don présent depuis l’enfance
Depuis toute petite, je ressens intensément les émotions, les ambiances et les intentions des autres. Je perçois ce qui se joue entre les personnes, leurs dynamiques relationnelles, leurs non-dits. Pendant longtemps, je pense que tout le monde fonctionne ainsi.
Avec le recul, je comprends que ces perceptions sont les premières manifestations de ma médiumnité :
- une intuition très développée,
- un clair-ressenti naturel,
- des images mentales spontanées,
- une empathie profonde.
À cette époque, je ne mets aucun mot dessus. Je ne sais pas encore que mon canal médiumnique est déjà ouvert.
Le déclic inattendu : un jeu de hasard qui change tout
À l’âge de 14 ans, un événement en apparence banal devient un véritable déclencheur. En regardant un tirage du tapis vert, je vois soudain une lumière s’allumer intérieurement. Je visualise instantanément la carte qui va tomber.
Chaque carte annoncée se révèle exacte.
Ce moment marque une rupture. Je comprends pour la première fois que mes perceptions ne sont pas partagées par tout le monde. Ce jeu de hasard devient le point de départ conscient de mon ouverture à la médiumnité.
Des rêves prémonitoires qui bousculent mes certitudes
Peu de temps après, mes premiers rêves prémonitoires apparaissent. Ils sont d’abord anodins, puis de plus en plus précis.
L’un d’eux me bouleverse profondément : je rêve d’un accident de train impliquant trois hommes. Au réveil, j’entends exactement ce même événement aux informations.
Ce choc provoque une peur intense. Je prends conscience de la portée de mes perceptions et je cherche instinctivement à refermer mon canal.
Le tarot, premier outil de médiumnité… et première fuite
À 15 ans, ma sœur m’offre mon premier tarot divinatoire. Je commence à tirer les cartes, à aider mes amis, à noter mes ressentis dans un cahier.
Pourtant, la peur reste présente. À 20 ans, en relisant mes notes, je refuse encore cette partie de moi.
Je choisis alors une vie plus rationnelle, plus “normée”, en pensant pouvoir laisser la médiumnité derrière moi. Mais on ne ferme jamais totalement la porte du monde spirituel.
Les images reviennent : la médiumnité s’impose à moi
Aux alentours de mes 30 ans, chaque tirage de cartes s’accompagne d’images, de phrases, de ressentis précis. Je comprends que ces messages ne viennent pas de mon mental.
Je consulte alors d’autres médiums, non pour connaître mon avenir, mais pour confirmer une chose essentielle : ce que je perçois est réel.
Cette étape est déterminante. Elle me permet de commencer à accepter progressivement ma médiumnité.
Un cancer, une épreuve… et une ouverture spirituelle profonde
À 43 ans, un cancer vient bouleverser ma vie. Cette épreuve m’oblige à travailler sur la notion de mort, de sens, d’après.
Paradoxalement, cette traversée ouvre profondément mon canal spirituel :
- les cartes deviennent inutiles,
- les images sont claires,
- les mots sont précis,
- les guides et les défunts se manifestent.
Il y a un avant et un après. La médiumnité n’est plus une option, mais une évidence.
Accepter ma mission : devenir intermédiaire entre les mondes
Aujourd’hui, je n’ai plus peur. J’ai compris que ma médiumnité est un outil au service des autres.
Je suis un intermédiaire entre le monde visible et le monde spirituel, entre les guides et les personnes qui viennent me consulter.
Ce parcours, parfois difficile, est devenu ma force… et mon métier.
Conclusion : la médiumnité, un chemin d’acceptation
Ma médiumnité ne s’est pas révélée d’un seul coup. Elle s’est construite avec le temps, entre doutes, peurs, expériences et prises de conscience.
Ce témoignage montre que la médiumnité n’est pas un don “magique”, mais un chemin intérieur fait de signes, d’écoute et d’acceptation.
Si toi aussi tu ressens une intuition forte, une sensibilité particulière ou un appel intérieur, peut-être es-tu déjà engagé(e) sur ton propre chemin spirituel.
